Lambiotte investit plus de quatre millions à Marbehan pour passer des citernes aux fûts

À Marbehan, en Belgique, le chimiste Lambiotte va investir plus de quatre millions d’euros dans un nouveau hall de stockage et des quais de chargement, parce que ses clients industriels réclament désormais des fûts plutôt que des citernes.

En bref
  • Investissement de plus de 4 millions d’euros annoncé le 29 octobre 2026 par TV Lux.
  • Objet : un hall de stockage et des quais de chargement supplémentaires.
  • Cause : en cinq ans, les ventes en fûts ont pris le pas sur les livraisons en citerne.
  • Le permis est en cours d’instruction, avec des mesures environnementales supplémentaires.

Qui est Lambiotte ? #

L’entreprise fait partie du paysage de Marbehan, dans la commune de Habay, depuis 160 ans. D’après le reportage de TV Lux, la scierie des débuts est devenue un fabricant de produits chimiques issus de la transformation du bois, puis une PME d’une quarantaine de salariés spécialisée dans des produits de niche pour l’industrie.

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Sur son site officiel, Lambiotte & Cie se présente comme un producteur de la famille des acétals : méthylal, éthylal, propylal, butylal, 1,3-dioxolane ou encore glycérol formal. Ces molécules servent dans les revêtements, les adhésifs, les encres, les aérosols, le nettoyage, la synthèse et les mousses polyuréthane.

TV Lux indique que l’usine met sur le marché une gamme de dix produits de cette famille. L’export domine : selon l’administrateur délégué Haluk Torun, seuls 2 % des ventes restent en Belgique, trois cinquièmes partent ailleurs en Europe et deux cinquièmes dans le reste du monde.

Pourquoi le conditionnement change-t-il la donne ? #

Les volumes globaux n’ont pas bougé. Ce qui a changé, c’est la manière dont les clients veulent être livrés. Depuis cinq ans, l’usine observe une inversion des courbes : les industriels des solvants et des décapants privilégient les fûts, au détriment des camions-citernes.

Pour un site de production, cette bascule n’a rien d’anodin. Une livraison en citerne se charge directement depuis un stockage vrac. Des fûts, eux, demandent une étape de remplissage, une zone d’entreposage du produit fini et davantage de manutention au départ. À volume égal, la place nécessaire et le nombre de mouvements logistiques augmentent.

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D’où le projet : un nouveau hall de stockage et des quais de chargement supplémentaires, pour un montant qui dépasse quatre millions d’euros.

Comment l’usine produit et conditionne ses acétals #

Le reportage décrit une chaîne classique de chimie fine. Les matières premières sont réceptionnées dans de grandes cuves, installées à l’arrière du site. Les liquides de base sont mélangés selon les spécifications, puis purifiés dans d’immenses distillateurs, à haute température, pendant plusieurs heures.

Le remplissage est l’étape la plus délicate. Les fûts sont remplis sous azote, en atmosphère protégée. Le contremaître conditionnement, Frank Lallouette, explique à TV Lux qu’il dispose de dix secondes pour refermer un fût une fois rempli, car le produit s’altère au contact de l’humidité de l’air.

Cette contrainte éclaire l’enjeu de l’investissement : multiplier les petits conditionnements, c’est multiplier les opérations sensibles où la pureté doit être garantie. Un outil de stockage et d’expédition mieux dimensionné limite les manipulations et les temps d’attente.

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La R&D garde une place centrale

L’usine ne se contente pas de produire les mêmes références. Une technicienne du laboratoire de R&D, Nathalie Castiglioni, décrit à TV Lux son travail sur une nouvelle molécule, pas encore enregistrée : mélange de matières premières, réaction, puis distillation pour la purifier à 99 %.

Quelles contraintes pèsent sur le projet ? #

La demande de permis suit son cours. Elle s’accompagne de mesures environnementales supplémentaires. TV Lux souligne que ces normes, jugées indispensables en Europe, tendent à fragiliser cette PME face à la concurrence mondiale.

Haluk Torun met en avant un atout : être restée une PME familiale belge, ce qui donne de la souplesse pour répondre aux demandes des clients. Le cas Lambiotte illustre une tendance plus large pour les producteurs de spécialités : la valeur ne se joue pas seulement dans la molécule, mais aussi dans la capacité à livrer le bon format, au bon rythme.

Questions fréquentes #

Combien Lambiotte investit-il à Marbehan ?

Plus de quatre millions d’euros, pour un hall de stockage et des quais de chargement.

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Que fabrique l’usine ?

Des acétals, comme le méthylal ou le 1,3-dioxolane, utilisés notamment dans les revêtements, les encres, les adhésifs et comme solvants.

Le projet est-il autorisé ?

Pas encore : la demande de permis est en cours, avec des mesures environnementales supplémentaires.

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